CHIRURGIE ORTHOGNATHIQUE

La Chirurgie Orthognathique a pour objectif de repositionner les arcades dentaires maxillaires et mandibulaires lorsqu’elles sont mal coordonnées entre elles.

Ce défaut de positionnement des bases osseuses se manifeste par un trouble de l’articulé dentaire, qui peut entraîner :

– des troubles des articulations temporo-mandibulaires, associant douleurs, bruits articulaires et contractions musculaires.

– une atteinte du parodonte : rétractions gingivales, déchaussements dentaires.

– un retentissement esthétique : c’est le cas lorsque la mandibule paraît trop en avant (promandibulie, ou prognathie mandibulaire), ou trop en arrière (rétromandibulie, ou rétrognathie mandibulaire), ou lorsque le maxillaire est trop bas situé, exposant les gencives lors du sourire, ou trop en arrière (rétromaxillie), ou trop étroit (endomaxillie)

Les complications fonctionnelles surviennent généralement de façon tardive, à l’âge adulte, d’où l’intérêt d’envisager le traitement le plus tôt possible, dès la fin de l’adolescence, après la fin de la croissance.

 

La question de la nécessité d’une chirurgie orthognathique se pose lorsque l’on estime qu’un traitement orthodontique seul ne parviendra pas à corriger le décalage squelettique.

La collaboration entre orthodontiste et chirurgien est primordiale, car dans l’immense majorité des cas, une préparation orthodontique est nécessaire avant l’intervention, et poursuivie quelques mois après, pour obtenir une concordance parfaite entre les arcades dentaires.

 

Généralement, votre orthodontiste vous adresse auprès du Dr Carlot en début de traitement, pour prendre contact et vous expliquer en détail les principes de votre intervention ainsi que ses risques potentiels, même s’ils sont exceptionnels. Si vous consultez directement le Dr Carlot, il vous orientera vers un orthodontiste avec lequel il a l’habitude de travailler.

En fin de préparation orthodontique, de nouveaux rendez-vous de consultation sont prévus, au cours desquels le Dr Carlot détermine avec précision les mouvements chirurgicaux à effectuer, cliniquement, et après les avoir calculé de façon précise sur vos radiographies. Il confectionne avec l’aide d’un laboratoire de prothèse les gouttières nécessaires au bon positionnement des arcades dentaires entre elles pendant l’intervention.

Le plan de traitement est alors confirmé : il est décidé d’opérer le maxillaire et/ou la mandibule (avancée ou recul de la mandibule, avancée et/ou impaction et/ou expansion transversale du maxillaire).

 

L’intervention se déroule à la Clinique du Parc Impérial, à Nice, sous anesthésie générale (un RDV de consultation pré-opératoire avec un anesthésiste est nécessaire).

 

Il n’y a pas d’incision cutanée, les abords chirurgicaux des os maxillaires et mandibulaires ne se font que par des incisions de la muqueuse buccale.

Des ostéotomies, ou découpes osseuses sont réalisées.

 

Chaque arcade dentaire est alors mobilisée, puis déplacée dans la direction prévue avant l’intervention.

Une fois la bonne concordance obtenue, chaque fragment osseux est fixé dans la bonne position à l’aide de mini-plaques et de mini-vis d’ostéosynthèse en titane, parfaitement biocompatibles. Dans de rares cas seulement, elles doivent être retirées quelques mois après l’intervention.

 

La consolidation osseuse est obtenue au bout d’un mois et demi environ.

Pour une durée définie au cas par cas, les arcades dentaires peuvent reliées entre elles par des élastiques, d’abord de blocage, puis de guidage, pour qu’elles consolident en bonne position.

L’alimentation doit être liquide les 15 premiers jours, puis progressivement plus consistante, mais elle doit rester molle jusqu’à la fin de la consolidation osseuse.

 

Le gonflement des joues est parfois important, de la glace doit être appliquée pendant 48h pour diminuer l’œdème.

Des antalgiques soulageant la douleur qui est modérée, des anti-inflammatoires, des antibiotiques et des bains de bouche sont prescrits.

Une bonne hygiène buccale est primordiale. Le tabac est à proscrire jusqu’à la cicatrisation muqueuse.

L’ostéotomie de la mandibule entraîne souvent des troubles de la sensibilité transitoire (de quelques semaines à quelques mois) du menton, de la lèvre inférieure et des dents mandibulaires, due au passage intra-osseux du nerf alvéolaire inférieur dans la mandibule, à proximité du trajet de l’ostéotomie.

 

Vous devez prévoir une hospitalisation d’environ 3 jours, et un arrêt de travail de 1 mois.

Vous reverrez régulièrement le Dr Carlot en consultation post-opératoire, ainsi que votre orthodontiste, pour la dernière phase de traitement.

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